Une famille belge retrouve l’assassin de sa fille dans le nord du Maroc

Condamné en appel par la cour de Liège (Belgique) en 2011, l’assassin de la petite Théa a réussi à quitter la Belgique pour se retrouver dans le nord du Maroc, à Tétouan précisément. 7 années plus tard, les grands-parents, la tante ainsi que la maman de la petite ont réussi à le localiser et se sont rendus sur place.




Au coeur de cette affaire rapportée récemment par le journal la Dernière heure, une famille belge meurtrie et dévastée par la douleur. Depuis l’assassinat de Théa, enfant de deux ans, en novembre 2005, le jour-même de son anniversaire.

Le meurtrier, à l’époque n’a pas échappé à la justice. En effet, jugé par contumace, Mounir Kiouh avait écopé de 15 ans de prison pour avoir violenté et donné la mort à la fille de sa compagne. Mais il eût le temps de s’envoler cinq jours après le procès, vers le Maroc, sous une fausse identité échappant totalement ainsi à la justice belge.

Ayant perdu tout espoir en la justice belge, les parents de Théa ont pris l’initiative de mener leur propre enquête. « Ils n’avaient plus d’espoir en Belgique. Pas de nouvelles. Cela patinait », a confié à la Dernière Heure, le grand-père de la petite. Ayant appris grâce à l’un de leurs contacts la présence de l’assassin à Tétouan, ils s’y sont rendus en avril, avec un avocat marocain.

Mises à contribution, la justice et la police marocaines ont convoqué Mounir Kiouh avant de le placer en garde à vue. Il est inculpé par le juge d’instruction marocain pour « assassinat d’un enfant mineur d’âge ». Ce fut « le soulagement qu’on attendait depuis très longtemps », a déclaré Jennifer Devos, maman de Théa.

Soulagée enfin de savoir que la justice a été faite, la famille de Théa doit cependant souffrir que Mounir Kiouh ne puisse être extradé à Liège pour y purger sa peine. Mais qu’à cela ne tienne ! A 37 ans, la maman de Théa qui a 4 enfants à sa charge, entend pouvoir regarder l’avenir avec toute la famille, le coeur un peu plus tranquille, même si cette douleur reste gravée à jamais en elle.




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