France/Affaire Balkany: À qui appartient la villa de Marrakech ?

Loin de la France, et après les Caraïbes et la sulfureuse affaire de la villa Pamplemousse de Saint-Martin, c’est au tour d’une somptueux villa à Marrakech que l’ancien député-maire UMP Patrick Balkany et son épouse ont toujours nié posséder. En effet, mercredi dernier, les juges se sont penchés sur la question.




Décidément pour les Balkany qui n’en finissent pas avec des démêlées judiciaires à la perle. Poursuivis pour fraude fiscale et blanchiment, leur procès qui s’était ouvert au tribunal correctionnel de Paris début mai, a dû être suspendu, à la demande des avocats du couple de le renvoyer à une date ultérieure. Raison invoquée ? L’absence d’Isabelle, 71 ans, épouse de Patrick Balkany, « hospitalisée après avoir ingéré des médicaments ».

Aujourd’hui, c’est un nouvel élément qui vient de s’ajouter à la longue liste de récriminations faites au couple. Pour la petite histoire, les magistrats instructeurs informent qu’ « en 2009, Patrick Balkany 70 ans aujourd’hui, va avec l’aide d’un promoteur saoudien attributaire d’un marché important à Levallois, de son bras droit Jean-Pierre Aubry et de l’avocat Arnaud Claude, acquérir une somptueuse villa à Marrakech. Il prend soin, cette fois, de n’apparaître dans aucun document, en Suisse ou à Singapour », affirment les magistrats instructeurs.

Malgré plusieurs indicateurs qui renseignent de l’appartenance probable de cette villa aux Balkany, le couple nie les faits. Il s’agit en réalité d’une luxueuse villa orientale de 1.200 m2 nichée dans la palmeraie de Marrakech d’ailleurs décrite comme l’aboutissement d’un montage virtuose. Une affaire dite de « blanchiment » et de « corruption » pour laquelle les Balkany encourent à en croire Europe 1, « jusqu’à 10 ans de prison ».

Remontant la trace de l’argent ayant servi à acheter la villa de Marrakech, les enquêteurs sont arrivés à établir son prix de vente officiel qui s’élèverait à 2,75 millions d’euros. Laquelle somme, avance le média, provient selon les magistrats instructeurs, « d’une commission versée à Patrick Balkany par un industriel belge et magnat du cuivre katangais, George Forrest, contre son aide pour un contrat en Afrique ». Ce que nie évidemment Patrick Balkany qui affirme détester « la corruption » et n’avoir trempé dans aucun « financement politique occulte ».





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