Depuis le 10 mai, prison ferme et forte amende pour le harcèlement

Le projet de loi contre les violences infligées aux femmes vient d’être publié au Bulletin Officiel. Le gouvernement a fini de mettre en place des commissions au sein des ministères, des tribunaux et des services de sécurité, qui en assureront la mise en application.




Des peines d’un à six mois de prison assorties d’amendes de 2.000 à 20.000 dirhams seront dorénavant prévues par la législation marocaine en cas d’harcèlement à l’encontre des femmes. Qu’il s’agisse de propos sexuels effectués de vive voix ou adressés par texte, les auteurs incriminés encourent des sanctions pénales en fonction des degrés de gravité.

Selon Bassima Hakaoui, la ministre de la Famille, de la Solidarité, de l’égalité et du développement social, cette mesure est une vraie « révolution », et « un vrai saut qualitatif dans le processus de promotion de la condition de la femme marocaine ». Certains acteurs sociaux ne semblent pas partager cet avis, néanmoins.

Ce que la ministre considère comme une réponse aux doléances des femmes marocaines, en estimant que « le durcissement des peines en raison d’injures à caractère sexiste est l’une des dimensions les plus importantes de cette loi », certaines associations et activistes la jugent en dessous des normes internationales, surtout en matière de défense des droits des femmes, notamment les veuves, handicapées et divorcées.




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