Marrakech: 3 médecins et 1 pilote de ligne arrêtés pour avortements clandestins

Les pratiques d’avortement clandestin deviennent de plus en plus fréquentes à Marrakech. Vendredi dernier, 3 médecins et un pilote de ligne, impliqués dans plusieurs affaires d’avortement clandestin, ont été interpellés et déférés devant le parquet général.




L’affaire a été dévoilée quand deux femmes, jugées dans une affaire d’avortement, ont révélé les noms de leurs médecins traitants, qui ont essayé de nier les faits avant finalement de tout reconnaitre. Le pilote de ligne, qui a tout de même 24 ans de métier, se chargeait d’importer Artotec, un médicament utilisé dans l’avortement planifié, mais interdit par les autorités sanitaires marocaines depuis juillet 2018.

Selon les déclarations du médecin, qui se faisait assister par deux internes, ces avortements étaient pratiqués depuis trois ans dans une maison privée à Marrakech, moyennant une rémunération d’au moins 3.000 dhs par acte.
Au Maroc, le nombre d’avortements évolue de manière alarmante; les statistiques de l’Association marocaine pour la planification familiale font état de 50.000 à 80.000 cas d’avortements enregistrés annuellement au Maroc, et 4.2% des décès maternels sont provoqués par l’avortement clandestin.

En dépit des efforts déployés par certaines associations en vue de légaliser l’avortement, la législation marocaine continue à criminaliser cet acte, et ne l’autorise que dans les rares cas où il représente un danger pour la santé de la mère, de malformations foetales, de viol et inceste, ou quand la mère présente de sérieux troubles mentaux.




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