Blanchiment d’argent: voici les pays figurant sur la « liste noire »

Le Nigeria, le Ghana, le Botswana et la Libye ont été annoncé par la Commission de l’Union européenne comme faisant partie des pays proposés pour compléter les 16 territoires déjà inscrits sur la liste noire de l’UE afin de les faire passer à 23.





D’après les informations relayées par la chaîne de télévision américaine , ces pays ont été ciblés en raison des « lacunes stratégiques dans leurs régimes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ». Cette mesure s’inscrirait dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent après plusieurs scandales impliquant des banques de l’UE.

La Commission européenne a proposé mercredi d’ajouter également l’Arabie saoudite, à la liste de l’UE des pays tiers ne luttant pas assez contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

Cette initiative de l’exécutif européen, qui survient dans un contexte de tensions diplomatiques avec Ryad, doit encore recevoir le feu vert du Parlement européen et des pays membres de l’Union, dont certains comme la France et le Royaume-Uni ont exprimé des réserves.

Si les nouveaux pays à « haut risque » proposés par la Commission sont approuvés, avec notamment parmi eux l’Arabie saoudite et Panama, la « liste noire » de l’UE en compterait désormais 23. L’Iran, l’Irak, le Pakistan ou encore l’Ethiopie et la Corée du Nord y figuraient déjà.

La nouvelle « liste noire » inclut l’Afghanistan, les Samoa américaines, les Bahamas, le Botswana, Guam, la Corée du Nord, l’Éthiopie, le Ghana, l’Iran, l’Irak, la Libye, le Nigeria, Panama, le Pakistan, Puerto Rico, les Samoa, l’Arabie saoudite, le Sri Lanka, la Syrie, Trinidad-et-Tobago, la Tunisie, les Îles vierges américaines et le Yémen.

En cas de validation de la nouvelle liste par tous les Etats membres de l’institution européenne, ces  pays pourraient rejoindre l’Ethiopie mais également la Tunisie, pays inscrits en février 2018, sur cette liste noire. D’un autre côté, l’institution a annoncé le retrait de l’Ouganda de la liste.

Dans une liste dévoilée en décembre 2017, l’Union européenne avait à l’origine intégré le Maroc dans sa liste noire avant de le retirer à la dernière minute après avoir pris des engagements auprès des experts de l’Union européenne pour changer ses pratiques. Le Cap vert avait également été retiré suite à des promesses similaires.

« Nous avons mis en place les normes les plus strictes au monde en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux », a fait valoir la commissaire européenne en charge des questions de justice, Vera Jourova.

« Mais nous devons veiller à ce que l’argent sale provenant d’autres pays ne se retrouve pas dans notre système financier », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse au Parlement européen, réuni en plénière à Strasbourg.

« L’argent sale est le moteur de la criminalité organisée et du terrorisme », a poursuivi Mme Jourova, exhortant les pays sur la liste « à remédier rapidement à leurs carences ».




>> À lire aussi: