Taza: Quand un parlementaire construit une mosquée orientée du mauvais côté

Le parlementaire Abdelouahed El Massaoudi (PAM), a construit une mosquée orientée du mauvais côté, dans le cadre d’un programme immobilier. Quant à Jamal Massaoudi, président de la commune urbaine de Taza (PJD), l’a tout simplement couvert.




Selon le quotidien Al Akhbar, suite à une mission d’inspection menée par l’Inspection générale de l’Administration territoriale (IGAT), la magouille a été découverte. Le rapport de l’IGAT relève plusieurs infractions au code de l’urbanisme commises par Abdelouahed El Massaoudi, entrepreneur local et député du PAM et maire de la ville.

En ce qui concerne les travaux de construction de la mosquée qui ont débuté en avril 2016, bien que le projet n’avait pas été autorisé, le président et les services de la commune n’ont rien fait pour arrêter les travaux. Et même l’orientation non conforme de la mosquée ne semble avoir alerté aucun des responsables indique le quotidien.

Par ailleurs, un membre de la commune avait assisté, en mai 2016, à une réunion où il a relevé cette infraction et demandé de suspendre la construction de la mosquée afin de remédier à cette erreur. Mais au lieu d’ordonner l’arrêt des travaux, la commune a tenté de fournir une dérogation au promoteur.

Lors d’une commission extraordinaire chargé de statuer sur les demandes de construction de lieux de culte, prévue par la loi 29-04 et réunie le 10 juin 2016, le maire a émis un avis favorable à la construction de la mosquée, sous réserve de respecter les plans et les études techniques comme s’il s’agissait d’une simple régularisation et non d’une infraction à l’urbanisme devant être sanctionnée.

Le même rapport stipule que le parlementaire a délivré à son confrère, le président du conseil provincial de Taza, une autorisation de construction d’un complexe immobilier, en date du 23 février 2018. Même si ce dernier a négligé les lois de l’urbanisme qu’il est censé être le premier à respecter. Il avait, en effet, démarré les travaux d’aménagement du site de ce complexe avant même d’avoir obtenu l’autorisation de la commune conclût le quotidien.




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