Kénitra: 2 femmes arrêtées pour escroquerie et falsification de documents officiels

Le service préfectoral de la police judiciaire de Kénitra a arrêté mardi deux femmes âgées de 37 et 41 ans, soupçonnées d’appartenir à un réseau criminel actif dans l’escroquerie et la falsification de documents officiels dans le cadre d’opérations de recrutements fictifs, a indiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).




Mardi matin, les services de sécurité de la ville de Kénitra avaient auditionné deux personnes, en tant que victimes, qui s’étaient présentées à une école de formation de policiers et soumis une fausse convocation certifiant qu’ils ont été admis dans un concours du cycle de police, indique mercredi un communiqué de la DGSN, précisant que les recherches ont permis d’identifier deux autres victimes et d’arrêter une mise en cause qui joue le rôle d’intermédiaire dans ces opérations de recrutement fictif, en possession de récipissés de virements d’argent.  

Les investigations qui se poursuivent dans cette affaire ont permis également d’interpeller la mise en cause principale dans la ville de Témara, relève la même source, ajoutant que la perquisition du domicile de la suspecte a permis de saisir un grand nombre de convocations falsifiées relatives aux concours de plusieurs établissements publics, 13 fausses convocations aux concours de police, outre des papiers d’identité et des documents administratifs appartenant à autrui.

L’enquête préliminaire a démontré que les deux prévenues ont arnaqué les candidats aux concours de recrutement au cycle de police ainsi qu’à d’autres concours organisés par des établissements publics, en leur fournissant des convocations falsifiées indiquant, pour certains, qu’ils sont embauchés même sans concours, et ce moyennant des sommes d’argent allant de 40.000 à 80.000 DH pour chaque candidat, explique la DGSN.

Les deux mises en cause ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête menée sous la supervision du parquet, tandis que les recherches se poursuivent en vue d’arrêter les autres complices dans ces actes criminels, conclut le communiqué.




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