Addis-Abeba: Sommet extraordinaire pour la réforme institutionnelle de l’Union africaine

Les chefs d’Etat et de gouvernements africains se retrouvent, samedi à Addis-Abeba, pour un sommet extraordinaire dédié exclusivement à la réforme institutionnelle de l’Union africaine en vue de décider d’une nouvelle approche dans le fonctionnement de l’Union et de ses organes.




La réforme de la Commission de l’UA (Structure et portefeuilles des hauts dirigeants de la Commission, sélection des hauts dirigeants de la Commission, cessation des fonctions de hauts dirigeants de la Commission de l’UA, réformes financière et administrative y compris de la gestion de la performance), le mandat de l’Agence de développement de l’UA (AUDA), la division du travail entre les Etats membres, la Commission de l’Union africaine, les organes de l’UA et les organisations continentales, ainsi que le renforcement du mécanisme d’évaluation par les pairs (MAEP), seront au menu de cette session extraordinaire.

Cette réforme institutionnelle lancée en 2017 à Addis-Abeba, devra prendre forme lors de ce sommet extraordinaire dans l’attente de l’examen de la question importante du renforcement du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union qui sera conclu après l’examen prochain du rapport de la retraite du CPS tenue au Caire et les recommandations qui l’accompagneront.

Cette réforme de l’institution panafricaine doit être au service du citoyen africain, conformément à la vision du Maroc qui «veut contribuer à l’émergence d’une Nouvelle Afrique : une Afrique forte, une Afrique audacieuse qui prend en charge la défense de ses intérêts, une Afrique influente dans le concert des Nations», comme l’avait souligné SM le Roi Mohammed VI dans le Discours que le Souverain avait adressé au 29eme sommet de l’UA de juillet 2017.

C’est dans le cadre de cette vision que le Maroc n’a cessé lors des séries de réunions préparatoires à ce Sommet aussi bien au niveau du Comité des Représentants Permanents, qu’au niveau du Conseil exécutif, de plaider pour une Afrique stable et prospère au service de la femme et de l’homme africains avec une attention très particulière à la jeunesse.

Dès l’entame des réunions préparatoires à ce sommet, la délégation marocaine a souligné l’impératif de la responsabilité élargie, la bonne gouvernance et la reddition des comptes en tant que qualités requises d’un leadership d’une institution réformée, efficace et efficiente.




Conformément à la vision du Maroc de l’institution panafricaine au service du citoyen africain, la délégation du Royaume présidée par l’Ambassadeur Mohammed Arrouchi, Représentant Permanent auprès de l’UA et de la CEANU, a mis en exergue l’impérieuse nécessité de la mise en oeuvre du triptyque responsabilité élargie, bonne gouvernance et reddition des comptes en tant que piliers principaux de la réforme de l’Union africaine.

Le Maroc a insisté également pour que la sécurité, la stabilité, le développement et la prospérité du citoyen africain demeurent les principes directeurs de tout processus de réforme de l’Union africaine, tout en soulignant l’importance de la dimension opérationnelle du processus intergouvernemental qui doit reposer une structure adaptée et outillée.

D’un autre côté, le Maroc s’est inscrit positivement dans le processus de transformation institutionnelle avec une responsabilité opérationnelle améliorée de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA), appelée à servir de mécanisme d’aide et d’appui au service de l’intégration africaine sur le plan régional et continental.

Dans ce cadre, la Mission du Maroc à l’UA a insisté lors des réunions préparatoires du sommet que cette nouvelle agence doit coordonner la mise en œuvre des projets de développement communs relevant du plan décennal de l’Agenda 2063 et renforcer la capacité de Etats membres et des organismes régionaux à exécuter les programmes prioritaires au niveau du Continent et fournir l’assistance technique pour la mise en œuvre des politiques communes.

Sur un autre volet, le Maroc a mis le point sur le dysfonctionnement «confirmé» dans la gestion administrative et financière de l’Union africaine qui entrave l’efficacité de l’Institution sensée servir le citoyen africain, tout en plaidant pour la bonne gouvernance, la transparence et la reddition des comptes.

Concernant la question importante du Fonds pour la paix, le Royaume a également insisté sur «l’impératif de la clarté et de la bonne gouvernance» dans la gestion du fonds pour la Paix de l’Union africaine, «loin de toute instrumentalisation politique».




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